Clairement, la tendance actuelle du marché de la cosmétique se tourne de plus en plus vers le naturel et le bio. Dans notre démarche d’accompagnement de marques en création, que cela soit en marque blanche ou en cosmétique à façon, nous sommes démarchés tous les jours par de nouveaux porteurs de projets : parmi eux, environ 95% souhaitent lancer des marques « naturelles » !
Mais au fond, à quoi correspond ce concept ? Qu’est-ce que la cosmétique naturelle ? Chez CoReLab, nous avons choisi de parler plutôt de cosmétique responsable, et on vous explique ici pourquoi !
La conception éco-responsable d'un produit cosmétique
Citons par exemple quelques questions portant sur différents thèmes, qui n’ont pas la prétention d’être exhaustives :
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Son utilisation : Nécessite-t-il de l’eau ? Quelle quantité pour être efficace ?
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Sa formulation : Quels ingrédients sont-ils présents dans la formule (locaux, naturels, issus du naturel, d’origine biologique, controversés…) ?
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Son emballage : Y a-t-il du suremballage (emballage secondaire, blister plastique…) ? l’emballage primaire est-il recyclé/recyclable facilement ? Le produit présente-t-il une étiquette, une sérigraphie ? Quel type d’encre est utilisé …
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Sa logistique: Quel type de transport est employé ? Le produit est-il lourd à expédier ?
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Son impact sur l’environnement : une fois utilisé, quelle influence le produit exerce-t-il sur l’environnement, et en particulier sur le milieu marin ?
Comment communiquer autour de tous ces aspects, de manière positive pour les marques, dans le respect de l’information honnête au consommateur ? Il nous semble que justement, le concept de cosmétique responsable puisse permettre de mettre en avant tous ces aspects.
Exemple :
Une marque qui fait un produit en poudre (on dit « anhydre » car il ne contient pas d’eau), conditionné dans un emballage primaire recyclé et recyclable, formulé à base d’ingrédients issus du naturel et sans ingrédients controversés sera relativement vertueuse et pourra mettre en avant cette démarche sur son produit.
Que dit la cosmétique naturelle?
Un produit cosmétique ne peut être qualifié dans sa globalité de « naturel » / « d’origine naturelle » que si son contenu naturel / d’origine naturelle, au sens de la norme ISO 16128 ou de tout autre référentiel au moins aussi exigeant, est supérieur ou égal à 95 %.
Un ingrédient est considéré comme « dérivé naturel » dès lors qu’il contient plus de 50% de matières premières naturelles.
1) Il suffit qu’un ingrédient soit à 50 % issu du naturel, pour qu’il entre dans le quota des ingrédients d’origine naturelle.
2) Les ingrédients non issus du naturel sont acceptés dans un produit dit « naturel », s’ils représentent moins de 5%, et ce même s’ils sont controversés ! Or, on sait que certains conservateurs par exemple, présents à moins de 1% ont potentiellement une action de perturbateurs endocriniens…
Par ailleurs, précisons que « naturel » n’est pas synonyme de « sain » : les poisons les plus dangereux sont produits par des êtres vivants (pensons à certains champignons vénéneux, poissons ou serpents venimeux…). L’argument « produit naturel » n’est donc pas en lui-même suffisant à assurer
La charte de cosmétique responsable
– Une formulation sans ingrédients controversés, avec un maximum d’ingrédients issus du naturel, qui minimise l’impact du produit sur l’environnement.
– Des emballages ayant un impact écologique minimal : nos partenaires proposent par exemple des cartons compostables, des encres végétales, des plastiques recyclés, des recharges, des solutions pour supprimer les étiquettes…
Nous accompagnons tous nos clients dans leur réflexion sur la meilleure stratégie écologique, et leur proposons le cas échéant, les interlocuteurs les plus pertinents par rapport à leurs besoins.
Comment concevoir un cosmétique en éco-responsable?
Un article très intéressant d’Eva Lagarde se positionne clairement : alléguer « 0 déchet » sur un produit cosmétique est partiellement trompeur pour le consommateur, car tout produit créé va forcément se retrouver d’une manière ou d’une autre dans l’environnement. N’est-ce pas un certain Lavoisier qui disait déjà au XVIIIème siècle : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » ?
Ce qui sera recherché sur l’environnement n’est donc plus « l’impact zéro », mais « l’impact minimal », et ça change tout ! En effet, dans ce concept, l’influence d’un produit cosmétique sur l’environnement est envisagé de manière relative, en comparaison avec d’autres types de produits.
Pour réellement proposer un produit à l’impact écologique minimal, nous avons de nombreuses solutions, que nous mettons à disposition des marques qui nous contactent.
Formulations anhydres (cosmétique solide, en poudre ou comprimés)
En fabriquant des produits solides, en poudre ou comprimés, on n’inclut pas d’eau dans nos formulations ce qui limite de nombreux aspects :
– Ces produits ne présentent pas forcément de conservateurs, car le risque microbiologique est faible.
– Ils sont plus légers à transporter, et ont donc un meilleur bilan carbone.
– Ils sont plus concentrés, et nécessitent donc une quantité plus faible à l’utilisation.
– Ils se passent plus facilement de plastique et des sur-emballages.
Chez CoReLab, nous avons développé un savoir-faire poussé dans le domaine de la formulation et de la fabrication, même en petite série, de produits sans eau.
Formulations classiques « astucieuses » (gels douches, shampoings, crèmes…)
Emballages responsables
Comment concevoir un cosmétique en éco-responsable?
i La question des emballages est à la fois technique et cruciale : elle fera l’objet d’un article de notre blog très prochainement !
ii https://www.arpp.org/nous-consulter/regles/regles-de-deontologie/recommandation-produits-cosmetiques-v8/#toc_0_16
iii https://www.iso.org/fr/standard/65197.html
iv https://www.premiumbeautynews.com/en/re-sources-a-new-digital-tool-to,17986
